Ouadjet, la déesse cobra

Nom égyptien :
Wadjet qui signifie "Celle de la couleur de papyrus" ou "la Verte".

Nom grec :
Les Grecs ont hellénisé son nom en Ouraios, qui désigne le serpent.
Elle fut également appelée Uto ou Buto.

Divinité grecque assimilée : Leto

Animal assimilé :
Le cobra. A l'époque tardive on lui a assigné comme animal sacré l'ichneumon

Description :
Ouadjet était à l'origine la déesse cobra de Bouto, dans le Delta, où elle était associée à l'Horus de Pé. Elle devint la patronne de la Basse-Egypte. Son nom signifie "Celle de la couleur de papyrus" ou "la Verte", qui renvoie à des notions de croissance et de fertilité.
Elle était associée au soleil. En effet, elle était la personnification de la chaleur ardente du soleil, de la flamme de feu et, plus tard, de l'"Oeil de Ra", c'est à dire l'uraeus. Elle fut également associée au payrus, avec lequel elle partageait la couleur, et donc, la symbolique et les vertus.
Protectrice de pharaon, elle était la "Maîtresse du Ciel".
Ouadjet était la déesse titulaire du mois d'Epifi. Elle était assimilée à Horus Enfant, qu'elle a protégé contre Seth dans les marais du Delta, pour aider Isis ; la similitude de ce mythe avec l'histoire grecque de Leto et d'Apollon de Delos a pu donner lieu à l'identification avec Leto.
Ouadjet était la fille d'Anubis et l'épouse de Hapi-Meht.
Elle est représentée sous l'aspet d'une femme, coiffée de la couronne de Basse-Egypte et de l'uraeus ou avec un uraeus s'enroulant autour d'une tige de payrus ou comme cobra. À l'époque tardive, elle emprunte l'aspect d'une femme à tête de lionne, couronnée du disque solaire et de l'uraeus, à cause de son aspect solaire.

Centre de culte : À Buto Ouadjet avait un oracle célèbre ; elle envoyait ses prophéties à travers des rêves. Elle fut aussi adorée à Tanis. On la fêtait le 7 du mois de Paini.

Uræus :
Le terme « Uræus » est dérivé du grec οὐραῖος / ouraĩos, « caudal », via le latin, mais le nom égyptien est iaret (en transcription traditionnelle : j ˁr.t), « le cobra dressé ».
Dans l'antiquité égyptienne, l'uræus (prononciation : [y.ʁe.'ys]) est le cobra femelle qui a pour fonction de protéger le pharaon contre ses ennemis. C'est également une puissante déesse, principalement incarnée par Ouadjet (cobra de Bouto). La déesse Ouret-Hékaou (serpent, ou lionne) la personnifie aussi.
Dans la mythologie égyptienne, l'uræus est encore l'½il de Rê (et sa fille), soit une déesse solaire. On le retrouve la plupart du temps représenté sur la coiffe de pharaon dont il est l'un des attributs. Généralement dressé sur le front, l'uræus peut aussi orner multiplement la couronne et les bandeaux royaux. Il est parfois représenté gravé en relief sur les murs des temples funéraires.

Ouadjet, la déesse cobra

# Online seit Mittwoch, 08. August, 2007 um 08:13

Le Pschent

Le Pschent
Le pschent (skhemty) est le nom grec de la double couronne portée par les pharaons de l'ancienne Égypte. Elle est formée de l'enchâssement de deux couronnes distinctes :

* La couronne blanche ou hedjet. Mitre blanche oblongue, couronne de l'ancien royaume du sud (Haute-Égypte), associée au dieu Seth.

* La couronne rouge ou desheret. Couronne plate à fond relevé, couronne de l'ancien royaume du nord (Basse - Égypte), associée au dieu Hor (Horus). De la partie arrière de la couronne rouge surgit une tige en spirale incurvée vers l'avant, nommée Khabet.

Le nom égyptien de cette double couronne est skhemty, qui deviendra « pschent » par déformation de « pa - skhemty », « les deux puissants ». Sur le Pschent est placé un cobra prêt à frapper, symbolisant Ouadjet (déesse de la Basse-Égypte) et un vautour représentant Nekhbet déesse de la Haute-Égypte. Cette double couronne est un symbole politique puissant, proclamant l'union des deux Égyptes (le royaume de Haute Égypte et le royaume de Basse Égypte) qui durant la période prédynastique et la première période inter- médiaire se sont affrontées à de nombreuses reprises. Elle donne au roi sa légitimité sur le Nord comme sur le Sud et le présente comme le garant de cette union sans laquelle l'Égypte ne peut prospérer.

# Online seit Mittwoch, 08. August, 2007 um 08:52

Geändert am Mittwoch, 08. August, 2007 um 11:04

Desheret

Desheret
La couronne Descheret

La couronne Desheret est une couronne rouge plate à fond relevé dont l'origine remonte aux souverains du royaume du nord de l'Égypte (Basse-Égypte) de la période prédynastique.

De la partie arrière de cette couronne surgit une tige en spirale incurvée vers l'avant, nommée khabet.

La couronne Desheret est associée au dieu Hor (Horus).

Associée à la couronne blanche hedjet, la couronne decheret forme la « double couronne » le Pschent, l'un des symboles de la royauté égyptienne.

Le mot desher signifiant « rouge » en égyptien hiéroglyphique, desheret est donc « la Rouge », avec le signe déterminatif de la couronne rouge.

En égyptien hiéroglyphique, la personne qui est « rouge de c½ur » (desher-ib), est « en colère ».

Le mot desher est également le nom du flamant (oiseau) et du sang (desher).



# Online seit Mittwoch, 08. August, 2007 um 10:20

Geändert am Mittwoch, 08. August, 2007 um 10:50

Hedjet

Hedjet
La couronne Hedjet

La couronne Hedjet est la couronne blanche du sud du delta du Nil.

Le blanc est la couleur de la Haute-Égypte, placée sous la protection de la déesse vautour Nekhbet, dont l'emblème est la couronne blanche.

Ce blanc vient de Nekhen, cité d'élection de la Haute-Égypte dans les temps reculés, où la fleur de lys, symbole de pureté, s'épanouissait en abondance.

Cette couronne blanche du sud, adoptée par les rois de Haute-Égypte se présente sous la forme d'un bonnet se rétrécissant vers le haut et se terminant par un renflement.

Pour symboliser l'union du Double Pays, le pharaon ceint les deux couronnes à la fois, la couronne rouge du nord Desheret encercle la couronne blanche du sud hedjet, qui semble surgir de la première.



Cet emblème porté par le roi est appelé Pschent.



# Online seit Mittwoch, 08. August, 2007 um 10:48

Geändert am Mittwoch, 08. August, 2007 um 11:03

Papyrus (papier)

Étymologiquement, le mot « papier » vient du latin papyrus, emprunté de l'égyptien antique per-peraâ, qui fait au pluriel papyri, qui signifie fleur du roi. Il est à l'origine du mot papier.

Le papier de papyrus (Grec πάπυρος, papyros ; pluriel, papyri) fut probablement inventé il y a 5000 ans, en utilisant la tige de la plante Cyperus papyrus, et fut largement utilisé en Égypte et dans d'autres régions voisines pour fabriquer les rouleaux manuscrits. Plus tard, lors de l'invention du codex et du livre, on a commencé à en faire des feuilles de papier.

Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées. Normalement, seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle (fabriquée à partir de la sève elle-même de la plante) était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux (comme le papyrus Harris, qui mesure 40 mètres de long). En raison de leurs prix élevés, les papyrus furent rapidement remplacés par les ostraca.

Papyrus égyptien
Papyrus (papier)

# Online seit Mittwoch, 08. August, 2007 um 21:48